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Chad: Visits & Communications

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Correspondence from 2006

The record of correspondence for 2006 is excerpted from the official United Nations report, E/CN.4/2006/53/Add.1.

Chad: Condamnation à Mort de 19 Bergers Nomades

Violation alléguée: Non respect des normes internationales  relatives à l’imposition de la peine de mort.

Objet de l’appel: 19 hommes

Caractère de la réponse: Pas de réponse

Observations du Rapporteur Spécial:

Le Rapporteur Spécial regrette que le Gouvernement  du Tchad  n’ait pas coopéré avec le mandat qui lui a été conféré par la Commission des Nations Unies pour les Droits de l’Homme.

Appel urgent envoyé le 11 Février 2005 :

19 bergers nomades auraient été condamnés à mort le 30 juillet 2004 par le tribunal pénal de N’Djamena et leur exécution serait imminente. Ainsi, Adelin Abdel Ali (h), Mahamat Zele Abdel Ali (h), Abdel Ali Matman (h), Djamal Alhabo (h), Mado Ahmat (h), Ousmane Belil (h), Ammadis Khamis (h), Assanin Albeshir (h), Alfadil Ali (h), Alhabo Brahim (h), Azele Saleh (h), Fadoul Albachar (h), Ahmat Izzo (h), Mahamat Arabi (h), Izzo Adelil (h), Alfadil Abdulkarim (h), Soumain Khamis (h), Koursi Youssouf (h), Ammour Idriss Fadoul (h), auraient été reconnus coupables de meurtre, complot criminel, possession illégale d’armes à feu et vol à main armée suite à la mort le 21 mars 2004 de 21 paysans de Maïbogo, dans le canton de Yomi. D’après les renseignements dont je dispose, des doutes subsistent sur la culpabilité des 19 prévenus dont la grande majorité auraient été arrêtés par la police alors qu’ils se trouvaient au domicile du meurtrier présumé afin de  lui présenter leurs condoléances pour la mort de son frère. Par ailleurs, au regard de la gravité et de l’inéluctabilité des peines appliquées, des réserves ont été émises sur le déroulement expéditif du procès de ces 19 personnes qui n’a duré en tout que trois jours, du 28 au 30 juillet 2004. Par ailleurs, il semble que les voies de recours ouvertes contre des condamnations à mort ne garantissent pas le droit des condamnés à un véritable appel contre leur déclaration de culpabilité et leur peine. En effet, le tribunal pénal étant une formation de la Cour d’appel dont les décisions prises par un jury populaire ne peuvent être contestées,  la seule voie de recours ouverte est le pourvoi en cassation contre la Cour Suprême. Or, il constitue une voie de recours extraordinaire obéissant à des conditions de recevabilité très strictes portant sur des erreurs flagrantes concernant la procédure ou les faits. A ce titre, même si les 19 condamnés ont formé un pourvoi en cassation devant la Cour Suprême, celui-ci ne peut être considéré comme répondant aux critères relatifs au droit de recours par une juridiction supérieure énoncés à l’article 14 paragraphe 5 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques auquel le Tchad est partie. De même, j’ai été informé que le moratoire sur les exécutions, en vigueur depuis huit ans au Tchad, a pris fin en novembre 2003 sans que ce changement dans ce qui semblait une politique durable, ne soit accompagné par la mise en évidence de procédures détaillées ayant pour objectif de prévenir des erreurs judiciaires et d’assurer leur conformité avec les normes internationales pertinentes relatives à la peine de mort. De plus, au vu du fait que les exécutions de novembre 2003 ont été contestées par diverses organisations d’observation des droits de l’homme car elles ne  satisfaisaient pas aux normes susmentionnées, j’invite le Gouvernement de votre Excellence à suspendre l’exécution de la mise à mort de ces 19 personnes, afin de revoir les procédures suivies dans chacun de ces cas, et de préciser dans quelle mesure les procès accordés à chacune d’entre elle sont conformes au droit international applicable en l’espèce (annexé à la présente lettre).

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Correspondence from 2004

The record of correspondence for 2004 is excerpted from the official United Nations report, E/CN.4/2004/7/Add.1.

Communication envoyée

Le 19 Novembre 2003, la Rapporteuse Spéciale a envoyé une allégation au gouvernement du Tchad concernant les exécutions, le 6 novembre 2003, de Mahamat Adam Issa, Adouma Ali Ahmat, Abderamane Hamid Haroun et Moubarack Bakhit Abderamane, condamnés à mort le 25 octobre 2003. Ils auraient été déclarés coupables par la Cour criminelle de N'Djaména du meurtre du parlementaire et homme d'affaire soudanais, Cheikh Ibn Oumar Idriss Youssouf, abattu dans la capitale N'Djaména le 25 septembre 2003. Selon les informations communiquées, Cheikh Ibn Oumar Idriss Youssouf, également directeur de la Chad Petroleun Company, était proche de certains membres de la famille du Président Idriss Déby qui aurait refusé d'octroyer la grâce présidentielle aux quatre hommes bien que la procédure d'appel limitée à laquelle ceux-ci pouvaient recourir n'était pas épuisée et que la Cour ne s’était pas encore prononcée sur leur recours en cassation. Selon les informations reçues, les dernières exécutions judiciaires au Tchad remonteraient à 1991, lorsque quatre personnes avaient été exécutées en public. Les raisons expliquant la reprise des exécutions ne seraient pas connues.

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Correspondence from 1983-2002

The United Nations Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions has been corresponding with Governments regarding alleged violations since the mandate was established over two decades ago. While the Project on Extrajudicial Executions is making efforts to provide easily browsed versions of as many years as possible, much of the earlier correspondence is available only in the PDF versions of reports from 1983 to the present.








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